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Bon, ben…va falloir s’y remettre, maintenant.

 

De retour d’un séjour prolongé à London chez la BFF.

Oui oh, ça va hein.
J’avoue, je devais rentrer lundi dernier, et une chose en entraînant une autre eh bien, j’ai prolongé jusqu’à aujourd’hui.
Et ce malgré les 15° quotidiens et la pluie battante. J’ai dû ressortir collants et pulls, je l’ai super bien vécu. Mais à Londres, avec mon Dindon, j’ai envie de vous dire : que demander de plus?
En plus (si j’ai la motivation ce dont je doute grandement vu que je n’ai même pas fini de raconter San Francisco je vous le raconterai mieux que ça), on a rencontré une petit blogueuse british trèèès sympathique qui nous a trimballé dans des petites adresses incroyables de VRAIS anglais. Allez, devinette: facile je l’ai dessinée récemment.

Voilà, en vrac ce séjour ça a été:

parapluies et permanentes chourcoutées au crachin du matin, danses du booty en club hip hop (où nous étions quasi les seules blanches et où les gens applaudissaient en tapant sur les murs) (énooooorme), Topshop, pleurs incontrôlés au restaurant après avoir un peu trop mentionné Titanic (et de ce fait, yeux de Panda toute la soirée), burgers/frites/cheesecakes/chocolats viennois/burgers/pancakes à gogo, essayages effrénés de tutus grotesques et robes lamées dans des sous sol de friperies, toilettes en forme d’œufs géants utilisées pour tourner un petit clip maison de Bad Romance, mini expo d’Ellen Von Unwerth (MA PHOTOGRAPHE d’amour avec Terry Richardson), Franglais et fous rire associés, mini short, jupes en plastique et boots cloutées, chats, cocktails, Quand Harry Rencontre Sally, Sargent (mon amoureux à qui je rends visite dès que je pose une patte à Londres, au Tate Britain), Damien Hirst, jardins fleuris, Lentilles au Bleu en terrasse, House party et cotillons…

Bref, la vie la vraie quoi.

Et ça a été la découverte de l’écrivain Jim Fergus, avec son roman Marie-Blanche.

 

J’en profite que je vous tiens et que j’ai envie de tailler un peu la bavette pour faire une parenthèse. Ce roman, là: mais c’était juste immensément énorme.

Je me suis tellement retenue de chouiner en lisant les dernières pages à l’aéroport ce matin.
L’auteur revient en parallèle sur la vie de sa grand mère maternelle et de sa maman, la vie de l’une et son expérience traumatisante influençant clairement la vie de l’autre. On suit donc la vie de Renée, grand-mère de l’auteur, dans les années 14 à 30 : fille d’une famille bourgeoise, elle se fait rapidement adopter par son Oncle Paternel (amant de sa mère) qui s’avère être un immense manipulateur pédophile, qu’elle aimera malgré tout toute sa vie (oui, ce sont des pages très dures). Puis on suit donc, en même temps, par ellipses, la vie de Marie Blanche dans les années 40 à 60. Femme complexée et étouffée par une mère froide et humiliante, elle sombre dans l’alcoolisme très tôt et tente tant bien que mal de s’en sortir.
Oui alors je vous voit venir: pas très gai tout ça.
Certes.

Mais moi j’aime quand c’est pas gai. Ce bouquin m’a filé des frissons, je le lisait partout et tout le temps, et j’ai fait traîner le plus possible les cent dernières pages parce que le fermer m’angoissait d’avance. La quête de cet auteur (vous savez bien que moi et les histoires de familles…) humble et sensible (qui arrive à écrire des atrocités sans jamais qu’il ne soit question de sa propre souffrance…) ça m’a retourné le ventre.

Si ça vous intéresse, voici quelques liens qui en parlent beaucoup plus finement que moi:

Ici

ou là

Parenthèse fermée. Voilà.

Sur ce, bonne nuit, mes lamas doucereux du Guatemala. Il est temps que je reprenne le cours de mon existence française.

 

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