WOW

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Wow.

Ce qui s’est passé hier soir, c’était …très beau. Vous avez acheté mes dessins en moins d’une heure.
Je… C’est…
Merci.

J’avoue avoir fait ces dessins sans trop savoir comment mes lecteurs allaient les appréhender: nouveau trait, nouveau ton, nouvelles ambiances…
J’ai tout changé ces temps-ci, et je n’étais pas sûre d’être suivie dans cette voie, par ceux qui m’ont lue au départ, et qui s’étaient habitués à une certaine ligne.

Et BOR-DEL.
L’émotion suprême.

L’émotion suprême de vous retrouver là, d’habitude dans l’ombre, jusque là muets et pourtant si présents.
Certains d’entre vous hier m’ont avoué me suivre depuis le tout début. D’autre ont chez eux ma toute première BD « À Renaud », et attendaient de me voir emprunter à nouveau cette voie, celle de l’intime.

C’est dur de vous l’expliquer correctement, de mettre des mots intelligents et pas trop chamallow dessus, parce que l’ensemble de mon travail m’a toujours plu et épanouie dans toutes ses branches. Et j’ai toujours senti en moi ces deux voies, ces deux univers: l’humour et la caricature d’un côté, l’intime et le portrait de l’autre.
Le monde de l’édition a bien essayé de me « ranger », de m’étiqueter, les journalistes y allant de leur « et vos lectrices? » , de « et donc, vous faites du girly, c’est ça? » ou me conseillant dans leurs articles comme « lecture de plage pour le filles »… moi-même j’ai endossé ce rôle avec humour, avec fierté. Faire rire, c’est un pouvoir, une force. Chroniquer le réel, c’est ce que je veux faire. Caricaturer, pour m’approcher du vrai. J’avais ma place, et je ne l’aurais perdue pour rien au monde.
Mais aujourd’hui, quand timidement j’ouvre la deuxième porte, quand doucement, mes éditeurs veulent m’y suivre, m’encouragent, quand de toute façon je ne me vois rien faire d’autre pour l’instant parce que c’est comme ça, parce que c’est moi… Je vous retrouve.

En fait, vous étiez toujours là.

Et ça…
Je dois vous avouer que je me le suis pris en pleine figure hier: votre présence, votre soutien.
J’ai réalisé à quel point, en fait, dans ce métier, j’avançais grâce à mes lecteurs. Grâce à ceux qui viennent me voir en dédicace, me partagent un bout de leur vie (ou une part de Rainbow Cake maison…), me racontent leurs histoires, prennent le temps de me dire ce qu’ils aiment, de m’encourager, de me dire qu’ils attendent la suite avec impatience,même si elle est différente, ceux qui m’écrivent pour me partager un lien, une vidéo, une émission de radio qui me plairait, ceux qui me disent que je les ai fait changer, sur ci, ou ça, ceux qui m’ont vue évoluer et qui ont évolué avec moi…
Tout ça, en fait, c’est RARE.

Et c’est ça qui me tient.

Des moments comme hier, ils sont pécieux, et j’ai été nourrie. J’avais besoin de vous le dire, et de vous en remercier.
Surtout en ces temps où l’espoir et l’amour sont bien mis à mal. Aussi niais que ça puisse sonner, je m’en tamponne, je n’ai qu’une vie, et je déboooooorde de gratitude et de larmiches pour vous tous.

Je vous embrasse fort fort fort, sur les deux joues, avec un bisous qui fait un gros « SMAAACK », comme les mémés.
Prenez soin de vous,

Maureen

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