Lectures estivales

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Je parle rarement de mes lectures sur le blog.

Sur Instagram, parfois, entre deux #ootd ou photos d’assiette garnie, j’égraine un petit bout de livre, comme ça, quelques mots qui m’ont fait vibrer ou quelques tournures qui m’ont fait trembler. Je les note dans un carnet (écrire, c’est avaler) et j’en partage quelques un aux yeux du monde.
Mais je suis pudique.
Parce que ce que je lis, mit bout à bout, c’est un chemin tout tracé vers qui je suis au dedans: mes livres répondent à tous mes chagrins, mes rêves, mes pulsions de vie, mes peurs, mes fantasmes. Je suis si nue quand je lis.

Certains d’entre vous, sur ce même Instagram, m’ont demandé une petite liste de ce que j’ai lu récemment et qui m’a plu.

Je me suis dit que l’exercice était drôle. Un peu incongru, parce que j’ai des lectures tellement précises et peu populaires, mais après tout, c’est vrai, pourquoi ne pas en parler ici?

D’autant que je suis dans une phase un brin obsessionnelle/psychopathe depuis deux mois, où je raccroche avec la Littérature (avec un grand « L »: la littérature comme nourriture, comme mode de vie) comme je l’aimais à 17 ans: sans demie-mesure, ne vivre que par et pour elle, gros caprice d’enfant qui ne veut que du grand et de l’exceptionnel (tout est roman, tout est mots). Je me perds dans les pages des autres, persuadée que les livres me sauvent. Chaque livre est un souffle, me les enlever, c’est un peu m’asphyxier.

Tu vois un peu l’ambiance, dans ma tête?

Je ne suis pas une lectrice modèle, je suis plutôt du genre à lâcher un livre qui ne m’emballe pas, à le faire se chevaucher avec un autre sur lequel je suis tombée au fil d’un marché du livre ou d’une balade en librairie, à tout arrêter parce que me prend l’envie soudaine de relire 1000 pages d’ Anaïs Nin (j’y reviendrai plus bas). Il faut suivre, c’est pas bien linéaire.

Je vous emmène donc un peu dans mon crâne, avec les livres qui m’ont accompagnée ces dernières semaines, de la plage au café de la Fnac, d’un bain de soleil chez ma maman à mon lit défait.

Ça a commencé avec ce petit livre, découvert à la Grande Librairie un soir en travaillant :

1) Les livres prennent soin de nous, de Régine Detambel 

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Ce livre, c’est celui qui m’a remis le pied à l’étrier: je lisais beaucoup moins qu’avant, prise par le travail et, juste, par la vie.

Il s’agit d’un petit essai assez court qui nous apprend l’insoupçonnée puissance des mots, plusieurs anecdotes savoureuses et « conseils » de lecture à l’appui. L’auteure cependant insiste bien sur le fait qu’il ne s’agit pas ici de lectures « médicales » ou « thérapeutiques » type Comment se sortir d’une dépression ou Comment faire son deuil: elle parle bien de la puissance du roman et de la Poésie, et de leur faculté à nous sortir des pires tourments.

exemple:

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(ndlr: je viens d’acheter Tout ce que j’aimais, j’vous en dirai des nouvelles…)

Vous pouvez écouter Régine Detambel en parler dans cette émission (pas retrouvé le replay de l’émission de la Grande Librairie qui était pourtant géniale…)
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Immédiatement après l’avoir lu, j’ai acheté de façon compulsive deux livre de Dominique Bona (là, je vais un peu partir en vrille, va falloir suivre)

Aaaaah…Dominique Bona. C’est ma nouvelle passion.

Je l’ai découverte en cherchant de la documentation pour ma BD en cours, « Anna », avec son livre Gala, la muse redoutable, qui était si riche et complet qu’il m’a donné toutes les pistes à creuser pour connaître l’univers arty-littéraire des années folles (et en plus, il est sublime. Allez, c’était pas prévu, mais je vous le conseille aussi, tiens.)


2) Gala, la muse redoutable, de Dominique Bona
 

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Que je vous plante le décor rapidement : Madame Bona est membre de l’Académie Française, et écrit des biographies.
Oui, je sais: la biographie n’est pas à priori un genre littéraire super excitant, encore moins passionnant -sauf pour les mémés de la lecture comme moi. MAIS. Miracle: les bouquins de Bona sont écrits comme de sombres et tumultueux romans d’amour. Ils sont nourris d’anecdotes factuelles, évidemment (arbres généalogiques, enfance, lettres, journaux intimes etc.) (c’est d’ailleurs saisissant de constater le BOULOT d’archive réalisé pour chaque volume), mais surtout tellement intimes, pleins de détours et de soubresauts, pleins de vie, torturés et lumineux à la fois. J’en suis à mon 4ème, et je ne m’en lasse toujours pas.

Mon coup de coeur invétéré , ça a été son dernier:

3) Je suis fou de toi, le grand amour de Paul Valéry, de Dominique Bona

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Je l’ai DÉ-VO-RÉ.

Il parle donc, en parallèle, des destins de Jean Voilier (née Jeanne Loviton) et du poète qu’on ne présente plus, Paul Valéry.
Su-blime.
Bona retrace la vie de chacun (on navigue donc entre les années 1900 à 1940, l’essentiel prenant place dans la fin des années trente), et s’attarde sur l’amour invétéré que porte Paul à Jeanne, malgré leurs trente et quelques années d’écart et la liberté chronique et indiscutable de Jeanne.
C’est sublime parce qu’évidemment, les lettres et poèmes éconduits de Paul Valéry sont à tomber, mais aussi parce que c’est le récit honnête et dramatique d’un amour condamné. Condamné à s’éteindre, condamné à faire souffrir, parce qu’impossible à consommer réellement (Valéry est marié et heureux dans son foyer, et Jeanne a besoin de feux d’artifices, d’intensité, d’exclusivité… elle va alors la chercher auprès de plusieurs hommes).

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Certains passages, extraits de la plume de chacun, m’ont émue aux larmes.

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Typiquement le genre de phrases qui m’ont électrocutée et remise debout, voyez.

Bref: une fois ce sublime livre avalé goulûment, j’ai enchaîné immédiatement avec :

4) Berthe Morisot, le secret de la femme en noir, de Dominique Bona

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Ce livre, je l’ai acheté certes, parce que c’est de Dominique Bona, mais aussi parce que j’étais tombée sur le documentaire de France 5 dans « Gallerie », sur elle et son étrange lien avec Édouard Manet (mon coeur saigne, MANET JE T’AIME) (Pardon).

Pas de replay à ma connaissance, mais il peut s’acheter et se visionner pour 1,99 symbolique ici.

Fascinaaaaaant.

C’est le livre que j’ai trimballé partout pendant quelques jours, au bord de la plage en Grèce, à Londres, Paris, dans mes sacs à dos et mes tote bag en tout genre. Il ne ressemble plus à rien. Je l’ai usé jusqu’à la corde, à l’annoter pour aller vite regarder le tableau décrit sur Google, noter dans mes carnets les phrases et références importantes, et aller me vomir à peine le livre terminé au musée d’Orsay pour aller chouiner devant les-dits tableaux, livre corné en main.

Un portrait de femme comme je les aime, un peu brusque et rebelle, passionnée, fabuleusement douée, et malheureusement oubliée.
Berthe Morisot faisait partie de la troupe des Impressionnistes, aux côtés de Degas, Renoir, Manet, Bazille, Sisley, de manière très active. Elle a beaucoup inspiré Manet dans son art, les deux se sont nourris du travail de l’autre, elle étant le peintre de la lumière, lui celui du noir de jais.

Le documentaire de France 5 s’attarde sur leur lien trouble: amants, amis, peintre/modèle? (ma passion pour la relation peintre modèle ne me rend pas objective, c’est simple: ça me passionne)
Manet a peint plus d’une dizaine de fois Berthe. Le dernier portrait d’elle (après qu’elle ait accepté d’épouser le frère d’Edouard Manet… JUST SAYING) la représente main au premier plan, la bague de fiançailles clairement visible.
Un adieu?…

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Leur relation suscite maintes rêveries.
Berthe a écrit un jour cette lettre à une amie, qui nous laisse imaginer qu’elle a pu détruire une partie de sa correspondance avec la même détermination que celle qui l’animait quand elle a brûlé, insatisfaite, toutes ses oeuvres de jeunesse:

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On peut donc facilement imaginer l’inclinaison réciproque des deux artistes, sans pouvoir affirmer que jamais, ils ne l’aient consommée.
Au delà de l’aspect amoureux, c’est aussi et surtout un portrait de femme déterminée, qui vivait pour la peinture et a réussi, aujourd’hui, à être accrochée aux côté de tous ses pairs masculins au musée d’Orsay.
Émotion suprême quand je suis allée admirer ses œuvres dans la galerie des impressionnistes à Orsay, face à son propre portrait par Manet dans « le balcon ».

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Berthe Morisot, « Le berceau », 1872
(portrait de sa soeur Edma et de sa fille, Blanche)

En parallèle de tout ça, j’ai voulu à tout prix lire quelques poèmes de Paul Valéry. J’ai acheté son recueil:


5) Poésies de Paul Valéry

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Et BIM! Émotion émotion. Je les lis au compte gouttes, selon mes humeurs, mes envies. C’est très difficile de commenter de la poésie dans un cadre non scolaire: j’ai le sentiment que les vers s’apprécient totalement différemment d’un individu à l’autre…

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Comme j’avais très envie de poésie, j’ai aussi lu:

6) Les mains libres, de Paul Éluard et Man Ray

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Celui là, je le lis aussi pour ma BD « Anna »: nous sommes en plein dans le surréalisme, et l’association des deux artistes (Paul Éluard écrit ses textes d’après des dessins existants de Man Ray) est caractéristique du type d’esthétisme et de symbolisme recherché à l’époque par la petite troupe des ex Dada.

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(J’ai découvert après l’avoir acheté qu’il était au programme du bac cette année: JALOUSIE!)

J’étais déjà fascinée par Paul Éluard à la lecture de « Gala » (ce fut son premier mari, tuberculeux chétif à l’érotisme chaste et à l’âme d’enfant): une douceur et une élégance inégalables, une grâce qui me touche beaucoup. Ces deux poèmes (lus un soir d’orage pour plus de drama) m’ont clouée.

Et puis… alors que je pensais enchainer avec un nouveau Bona (celui sur Camille Claudel et son frère, haaaa), j’ai eu une soudaine envie, non, un BESOIN IMPÉRIEUX de relire Anaïs Nin.

7) Henry & June d’Anaïs Nin

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Anaïs, Anaïs…

D’elle, découverte il y a environ 5 ans, j’ai lu Le journal de l’amour (trois tomes du journal expurgé réunis: Inceste, Feu, Arc-en-ciel), Henry & June , Venus EroticaLes petits oiseaux ,  Anais Nin et Henry Miller Correspondance passionnée, quelques interview et bouts de journal plus récents.
J’ai eu à l’époque ce qu’on pourrait appeler une Anaïssite aiguë. J’étais OBSÉDÉE. J‘en parlais déjà ici ou ici
Ça a d’ailleurs beaucoup contribué à mon envie de dessiner « Anna », à explorer davantage les années trente.

Mais là, j’ai senti que c’était un moment important de ma vie, et que ses mots résonneraient différemment. Plutôt que de me trimballer l’énorme volume aux 2 000 pages que j’avais déjà, j’ai racheté à part Inceste, et commencé à relire mon Henry & June.

Henry & June, ce sont les extraits du journal intime d’Anaïs (jusque là publié censuré) pour la première fois révélés, qui concernent essentiellement son histoire avec Henry Miller et sa femme June.

Anaïs a 28 ans à l’époque (et non pas trente comme le disent la plupart des résumés). Mon âge, à un cheveu près. Je tremble, je suffoque. Identification activée.

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Ce qui me touche autant que ce qui m’horripile avec Anaïs, c’est son besoin invétéré de séduire, d’exister à travers les yeux d’un homme, de se fondre dans son désir et d’y chercher un signe de reconnaissance, d’adoration.
Le père absent traqué dans la pulpe de chaque nouvel amant.

Aime-moi inconsidérément.

Désespoir d’être la femme-enfant, désir d’être « traitée comme une putain ». Anti-féministe au possible parfois, et pourtant si franc, si honnête que c’en est désarmant. Femme forte et petit oiseau à la fois. Je ne sais toujours pas quoi en penser, mais ça vibre.

Qu’importe finalement que je la valide ou non: je suis prise dans ses toiles. Anaïs est une magicienne, une femme araignée qui vous accroche et vous dévore, pierres de lune et tourmalines roses dans les poches de velours de sa lourde cape.

Ce qui est particulièrement fascinant dans ce volume (il commence en 1931), c’est de voir la mutation progressive d’Anaïs: d’abord jeune femme bourgeoise discrète et timide, qui s’ennuie d’un mari banquier passionné d’astrologie dans sa maison excentrique à Louvecienne, elle devient femme poison et sensuelle qui ne vit que pour la littérature, cachée au bras de son Henry (Ô Henry!), Henry Miller l’américain fauché et brute, qui écume les bordels et boit, la prend contre le mur ou sous un pont quand il ne se bat pas avec sa manipulatrice de femme June.
Anaïs tombe d’abord amoureuse de June (j’y vois plus une sorte de fantasme en miroir: elle rêve d’ÊTRE June, une femme puissante et théâtrale, qui agresse et séduit sans repentirs): puis elle cède finalement au charme brut de Henry et se transforme.

Henry la révèle.

D’abord sexuellement, puis de façon bien plus profonde, plus noble: littérairement. Chacun s’influence, se guide, s’éveille mutuellement. Elle sera d’ailleurs celle qui permettra à Henry Miller de publier son chef-d’œuvre Tropique du Cancer. 
Leur communion intellectuelle est telle qu’ils s’écriront et se fréquenteront toute leur vie. Leur amour inconsidéré n’entre dans aucune case, il défie le temps, la morale, la logique: Anaïs sait que la vie de bohème de Henry serait trop rude pour elle qui a besoin de magie. Elle est bourgeoise. Mais elle sait aussi qu’il est le roi. Que c’est lui. Elle se déploie alors, s’endurcit au contact de cet écrivain sans détours, commence à mentir, à jouer, pour survivre.

Regardez-les parler des rêve et de la mort, sur un canapé, trente ans plus tard!

Ce livre pour moi, se sont les coulisses de la grande pièce de théâtre d’Anaïs qu’est sa vie.
C’est cette partie là de son journal qui m’a émue, cette année charnière qui la transforme en petit démon de mensonges, marionnettiste des coeurs et des âmes.

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Vous l’avez deviné, je suis MORDUE d’Anaïs Nin, elle m’obsède et je ne me lasse pas de la lire.
En plus, elle adore Lou Andreas Salomé, mon autre égérie favorite. ANAIS JE T’AIME!!

Je suis donc maintenant en train de relire Inceste, qui porte ce titre parce qu’Anaïs y raconte aussi l’aventure qu’elle vit à trente ans avec son père retrouvé. Pages insoutenables d’une romance charnelle dont personne n’a su dire si elle était réelle ou fantasmée. Anaïs a quand même une obsession pour le thème de l’inceste (l’un de ses romans s’intitule La maison de l’inceste) qui revient constamment dans ses écrits: à prendre donc avec des pincettes, on frôle l’obsession traumatique. Qu’elle ait retrouvé son père, j’y crois, qu’elle l’ait séduit, peut être: leur ébats en revanches, restent un mystère. Car Anaïs joue, brode, enrobe. Elle dit elle-même qu’elle n’est pas toujours honnête avec son journal.
Elle écrit d’ailleurs un second journal, pour duper son mari quand il tombe sur ses écrits laissés en plan sur le lit conjugal (dans lesquels elle décrit ses nuits de stupre avec Henry) et lui dit qu’il s’agit de son VRAI journal, quand l’autre (le vrai, donc) ne serait qu’un carnet d’inspirations, de rêves, d’expériences littéraires.
Prestidigitatrice.
Ce volume contient aussi ses plus belles pages, à mon sens (elle trouve aussi) sur son avortement.

Je viens de commander son Journal de jeune mariée 1923-1927, pour tenter encore un peu plus  de percer le mystère Anaïs.

Voilà pour mes diverses inspirations littéraires du moment. C’est un article un peu à part, mais finalement il fait assez bien suite à celui que j’avais écrit sur les femmes de Lettres.
Deux hommes dans la liste, MON DIEU, que m’arrive t’il ?! * blague*

Je vous laisse savourer votre été, littérairement ou non.

LOVE,
Maureen

Commentaires

  • Ludovic dit :

    « A ta façon de tourner les pages, moi j’en apprends bien davantage
    La moue de ta bouche est un langage, ton regard un témoignage
    Tes doigts dans tes cheveux s’attardent, quel explicite message »
    Tout était dit, Jean-Jacques Goldman

  • Cecile dit :

    La biographie de Berthe Morisot par Dominique Bona m’a tellement marquée il y a 15 ans que j’ai trainé mon exemplaire jusqu’à aujourd’hui, c’est une conteuse extraordinaire!
    La litterature qui fait vivre, c’est magique. Celui que je relis à l’infini c’est Lettres à un jeune poete, qui parle du rapport à l’art mieux que n’importe quel autre!

  • Le Pouik dit :

    Merci Diglee pour cette article ! J’aime beaucoup lire et j’écris parfois à ce sujet sur mon blog même si ça n’est pas le genre d’articles qui reçoivent beaucoup de visites.
    Merci d’avoir partagé tes lectures, je ne connaissais pas Bona mais ça m’a vraiment donné envie de le lire. Et Eluard était au programme aussi l’année de mon bac, avec les planches courbes : sublime !

  • Marjolaine dit :

    J’ai fait des études littéraires, que j’ai aimées, même si j’ai toujours été une flemmarde de la littérature (aimant avoir lu plutôt que lire – ou, non : aimant lire plutôt qu’avoir à lire), je suis correctrice de métier, mais je ne lis plus rien depuis ma dernière année de classe prépa (soit il y a 13 ans – ça pique). Mais j’ai connu cette vibrance, cette apnée dans la littérature, cette boulimie livresque, et te lire me donne envie d’y replonger… vais peut-être bien passer une timide commande à la Fnac. Anaïs Nin, pour commencer. Peut-être.
    Continue dans ta marginalité, ton atypie, tes articles hors des sentiers battus ; je me régale, moi, à te lire 🙂
    (Et si tu cherches une correctrice pour « Anna », hey, hey, je postule ! 😉

  • Eve dit :

    Merci !! Merci beaucoup beaucoup pour ces partages. Il va y avoir du nouveau dans ma bibliothèque !

  • Juliette dit :

    Tout ce que j’aimais est sublime, belle lecture à toi ! De mon côté je vais m’intéresser à Anaïs Nin, tu m’as donné envie !

  • Luciole dit :

    Bon, je n’avais lu que « Venus Erotica » d’Anaïs Nin et, même si j’avais bien aimé, je n’avais pas pour autant été complètement convaincue… (peut-être que j’en attendais davantage, je ne sais pas). Et voilà que maintenant j’ai juste envie d’aller dévaliser mon libraire pour me faire un mois d’août full Anaïs !!! Merci 😉

    • diglee dit :

      Luciole> Oui, c’est compréhensible: il faut savoir que Venus Erotica était une commande, et qu’elle avait été commandée à Henry Miller! Il a commencé à écrire ces nouvelles érotiques, peu convaincu et peu inspiré, pour l’argent. Anaïs, qui relisait toujours le travail de Henry (et vice versa), a trouvé que cela manquait de perversité et de sensualité. Elle a donc réécrit les nouvelles, d’abord en s’ajoutant simplement puis en réécrivant tout, à sa place. Ils l’ont d’abord signé de leurs deux noms (pour toucher l’argent), puis on a révélé un peu plus tard que les textes étaient seulement de la main d’Anaïs. Contexte très particulier, donc, pour celui-ci. 😉 Là où elle excelle vraiment, c’est dans son journal, et ça a été son grand drame car elle rêvait d’écrire de la fiction, mais elle savait que ça n’aurait pas la même puissance que ce journal qu’elle tenait depuis ses treize ans.

  • Je ne sais pas si tu l’as lu, mais j’ai dévoré Marie-Antoinette de Stefan Zweig. La manière de narrer l’histoire et l’Histoire, les extraits de lettres m’ont vraiment captivée d’un bout à l’autre.
    Je viens donc te laisser un grand merci, parce que je ne connaissais pas les biographies dont tu parles et que je vais volontiers y jeter un oeil.

  • Anna dit :

    Bonjour Maureen!
    Merci pour ce billet, pour moi qui me met lentement aux biographies (Churchill <3) la découverte de Dominique Bauda me mets l'eau à la bouche.
    Et oui, nos lectures nous définissent. D'ailleurs à chaque fois que j'entrais chez quelqu'un, je me dirigeais systématiquement vers la bibliothèque familiale, jusqu'à ce qu'on me souligne à quel point c'était indiscret. Maintenant, j'attends un peu. Et alors, le bonheur. Entre les livres écornés hérités d'il y a longtemps, les BD en collections complètes, les lectures plus ou moins honteuses… Je crois même bien avoir déjà déclaré mon affection éternelle à un vague copain qui avait pour seul mérite de posséder deux exemplaires de La Conjuration des Imbéciles.
    En tous cas, merci pour ces idées de lecture!
    ps : Suis pas peu contente que ta prochaine BD s'appelle Anna, for obvious reasons… 🙂

  • marina86 dit :

    Merci pour ce topic très inspirant ! Tu partages tes goûts littéraires avec passion ce qui donne vraiment envie 🙂
    Je note toutes ces belles choses !

  • Marbie dit :

    On sent que l’article est plein de passion et d’émotion, et c’est vraiment intéressant comme tu parles de ces livres. Personnellement tu m’as donné très envie de les lire, étant moi même plus roman social/autobiographique type En finir avec Eddy Bellegueule ou Pourquoi être heureux quand on peut être normal, ou encore plus marquant, Tigre tigre.
    L’écriture d’Anaïs Nin m’intrigue beaucoup mais m’effraie un peu -elle a l’air assez torturée et je ne suis pas sûre que le risque d’identification soit sage pour le moment ^^
    Mais Dominique Bona, totalement ! Puis mon copain est très poésie, et c’est drôle on vient de lui offrir Les mains libres pour son anniversaire… Je pense savoir quels livres j’emmène avec moi en Grèce la semaine prochaine 🙂
    Merci pour cet article !

  • Amy dit :

    Tu m’as bien donné envie de lire Anaïs Nin… Moi qui avait justement besoin de quelque chose de costaud en terme de pages pour mes prochaines vacances arrivant ! 🙂
    Amy
    http://www.foodetcaetera.com

  • Anonyme dit :

    Si tu as apprécié l’ouvrage de Régine Detambel, je te conseille les travaux de Michèle Petit dont elle s’est inspirée 🙂

    http://www.franceculture.fr/oeuvre-eloge-de-la-lecture-la-construction-de-soi-de-mich%C3%A8le-petit.html

  • Polina dit :

    C’est marrant, j’ai découvert Anais Nin au détour d’une biographie que je devais rédiger sur Miller… C’est une femme fascinante !

  • Emeline dit :

    Hello ! Que de belles lectures dis donc 🙂
    Je vais commencer les Haut de Hurlevents (depuis le temps que je veux le lire!) sinon là je lis un magnifique roman « Le quatrième mur’ sur les guerres civiles des année 1970, tellement de choses que je ne savais pas.. Très bon livre !
    Sinon j’aime beaucoup ton blog ! Je le découvre grâce au top de Hellocoton et je vois tout ce design et ces images toutes jolies, j’aime beaucoup 🙂
    Bonne journée !

  • HAPPY PILLZ dit :

    Super sélection. je Note.

    je te conseille le roman « l’homme qui voulait être heureux » si tu ne l’as pas encore lu. Il est court et fait vraiment réfléchir sur les peurs et angoisses qu’on pourrait ressentir.

    bises
    http://happy-pillz.com

  • Aurélie dit :

    Oui le livre peut tout pas besoin de livre de développement pour tirer un message profond dans chaque texte qui nous touche nous émeut nous mets face à nos contradictions.
    J’ai très envie de lire ce livre de Régine Detambel et Paul Valéry et Anais Nin… Merci pour toutes ces idées de lecture

  • Victoria dit :

    Merci mille fois pour cet article inspirant ! Les biographies c’est la vie, et celle sur Gala me donne diablement envie. Tu sais, c’est un genre qui revient à la mode 😉 et à raison !!!
    Pour parler plus spécifiquement d’Anais Nin, j’avoue que je me lasse vite du style « sublime », emporté que tu décris si bien, peut être parce que j’ai trop tiré sur ma corde romantique il y a quelques années, et ça ne m’a pas fait que du bien… #emmabovaryquandtunoustient (poésie mis à part : Valéryyyyyy, décrié aujourd’hui par la critique mais pas dans nos cœurs !)
    Maintenant j’ai donc toujours une sorte de « méfiance » envers ce genre de lecture, et je leur préfère des ouvrages plus secs, sans théatralité, qui vibrent tout aussi profondément mais d’une manière différente. Et anyway, étant en études de lettres (je vais rentrer en master, je sors de 3 ans de prépa), je complète avant tout mes références avec tous les monstres sacrés mille fois consacrés (je les aime). Mais cela fait plusieurs années que je te suis, je connais ta passion pour Anaïs Nin que tu nous as déjà présentée, et quand je suis tombée sur son Journal il y a deux semaines, j’ai passé outre ma réticence et je l’ai acheté ! Tu es entièrement la source de ce changement de cap 😉 Je te dirai ce que j’en ai pensé 🙂
    Les livres que je (re)lis en ce moment (moi aussi j’en lis toujours plusieurs en même temps 😉 la lectrice parfaite n’existe pas !) : Le pavillon des cancéreux de Soljenitsyne & Le Voyage + Guignol’s band de Céline.

    Excellent été Maureen, et vive la littérature, avec un petit ou un grand L, c’est ce qui fait vivre les hommes.

  • MetMsavourent dit :

    Voilà un article qui me plaît, à moi, la boulimique des mots, des beaux mots, des mots vrais, des mots justes, des mots qui pénètrent jusqu’à m’habiter complètement !
    Mis à part Eluard, je n’ai lu aucun des livres dont tu parles, et je crois que je vais filer à la librairie dès que possible pour remédier à cela !
    Merci d’avoir partagé tes goûts, tu as réveillée la lectrice en moi 🙂

  • clairebelgato dit :

    Une bien jolie sélection de lectures ! Au passage, MERCI de m’avoir fait découvrir « Just Kids » de Patti Smith, que j’ai adoré ! Elle a sorti un nouveau livre d’ailleurs, « Glaneurs de rêves » que j’ai hâte de me procurer ! Pour le coup, je suis aussi très intriguée par « Les livres prennent soin de nous » !
    Bonne lecture estivale !
    Claire Belgato

  • Willinger dit :

    Elle se refuse toujours à comprendre, à entendre,
    Elle rit pour cacher sa terreur d’elle-même.
    Elle a toujours marché sous les arches des nuits
    Et partout où elle a passé
    Elle a laissé
    L’empreinte des choses brisées

    Paul Eluard, Capitale de la Douleur

  • Bon bah voilà, je me replonge dans Anaïs Nin grâce (à cause?) de toi ! Et au passage j’ai aussi emprunté un livre sur l’arrivée d’Anaïs Nin à La Havane (poser nue à La Havane de Wendy Guerra), une sorte de journal imaginaire. Pas encore commencé mais ça a l’air alléchant !

  • Anne O'Nyme dit :

    Vous qui vous intéressez à l’histoire des femmes et de leur représentation, voilà un essai, publié en juin, qui peut vous intéresser : http://www.moutons-electriques.fr/livre-323

  • Gabyche dit :

    Je viens de terminer un livre qui m’a fait penser à toi! C’est un poil étrange car je ne connais tes goûts littéraires qu’à travers ce que tu laisses paraître en ligne, mais celui-ci est un vrai pur régal. C’est le premier tome de l’autobiographie d’une auteure canadienne : La Détresse et l’Enchantement de Gabrielle Roy. C’est terriblement bien écrit, d’une grande poésie, il y a des descriptions de paysages qui sont enchanteurs. En même temps le livre retrace aussi la vie de l’auteure, à la fois la dualité qui existe entre francophones et anglophones au Canada, mais aussi sur comment on se construit en tant que femme écrivain, et en tant que femme tout court. Je l’ai dévoré cet été, il y a un second tome que je n’ai pas encore attaqué. Mais je te le conseille absolument! Il est difficilement trouvable en france, mais s’achète très facilement sur amazone (us ou ca).

  • Isabelle dit :

    Grace à toi, j’ai lu cet été « Gala ».
    Et je me suis plongée dans le Journal d’Anaïs Nin, que je ne connaissais absolument pas.
    Je prends le temps de le savourer, le tome 2 est sur ma table de chevet.
    Merci pour ces découvertes.

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